Comment choisir son additif de tribofinition ?

RÉSUMÉ

Les additifs de tribofinition jouent un rôle déterminant dans la performance des procédés, bien au-delà du simple dégraissage ou de la protection anticorrosion. Ils assurent la propreté continue des pièces et des médias, influencent l’aspect final (mat, brillant), optimisent l’enlèvement de matière et peuvent accélérer significativement les cycles de traitement ; ils ont également un impact déterminant sur la cinématique de la charge (médias + pièce) dans les cuves de travail.

Sélectionnés selon l’application visée  (ébavurage, polissage,  brillantage, passivation…), la matière des pièces, l’équipement et les contraintes environnementales, ils constituent un levier majeur d’efficacité industrielle. Certains additifs spécifiques agissent comme de véritables « dopants » de process, particulièrement adaptés aux pièces issues de fabrication additive.

La maîtrise des paramètres opératoires (vitesse, temps de cycle, quantités de médias, d’additif et d’eau) permet d’atteindre des réductions drastiques de rugosité — jusqu’à quelques centièmes de micron — tout en garantissant reproductibilité, qualité de surfaces et optimisation des coûts.

Optimisez vos résultats : quel additif de tribofinition choisir selon vos besoins ?

Leur rôle est très souvent sous-estimé.

Leurs fonctions les plus évidentes consistent par exemple à dégraisser les surfaces ou les protéger de la corrosion ; mais les additifs peuvent également rendre les pièces brillantes ou mates.

La fonction la moins visible est de garantir en permanence une surface la plus propre possible, à la fois pour les pièces et les médias. 

Ils sont choisis en fonction de :

– L’application (ébavurage, polissage, brillantage, effet mat, dégraissage, passivation…)

– La matière constituant les pièces à traiter

– Le type d’équipement utilisé

– Le type de traitement des effluents

Liste de quelques additifs les plus fréquents :

– L’application (ébavurage, polissage, brillantage, effet mat, dégraissage, passivation…)

– La matière constituant les pièces à traiter

– Le type d’équipement utilisé

– Le type de traitement des effluents

Additifs de Tribofinition – Savons

Ils se présentent très souvent sous forme liquide, mais également, parfois sous forme de pâtes ou de poudres.

La page liée aux additifs vous guidera dans le choix du bon produit, mais n’hésitez pas à nous solliciter pour vous apporter une aide plus personnalisée ; en effet des paramètres tels que le pH des additifs, la capacité de votre vibrateur ou les vitesses de rotation de votre équipement sont déterminants…

Enfin, certains additifs spéciaux peuvent être considérés comme des dopants des process ; ainsi, ils peuvent accélérer très sensiblement un enlèvement de matière, ce qui peut présenter un intérêt particulier pour des pièces issues d’impression 3D.

Nous disposons de plus d’une centaine d’autres additifs pour des applications plus spécifiques ; nous sommes à votre disposition pour identifier le produit le mieux adapté à vos besoins.

Sur la base de considérations environnementales, nos chimistes pourront vous aider à choisir l’additif le plus « soft », avec les bons dosages et surtout la meilleure solution de traitement et recyclage des eaux.

Comment doser son additif de tribofinition ?

Le dosage de l’additif est un paramètre essentiel pour garantir l’efficacité et la régularité d’un procédé de tribofinition.

Un dosage adapté permet de maintenir les pièces et les médias propres, de favoriser les échanges entre les surfaces et les médias et d’obtenir la finition recherchée.

Il n’existe cependant pas de dosage unique applicable à tous les procédés.

La quantité d’additif à utiliser dépend notamment :

  • du type d’additif et de sa concentration
  • de l’application : ébavurage, polissage, brillantage, dégraissage, etc.
  • de la matière et de l’état de surface des pièces
  • de la quantité et du type de médias utilisés
  • du type et de la puissance de l’équipement
  • de la quantité d’eau utilisée
  • du niveau de salissure des pièces et des médias

Comment vérifier si le dosage est adapté ?

Dans un procédé en voie humide, l’observation du comportement de la charge constitue un premier indicateur pratique.

La formation d’un léger filet de mousse régulier peut notamment aider à contrôler le bon niveau de dosage.

Une quantité de mousse trop importante peut indiquer un excès d’additif.

À l’inverse, l’absence de filet de mousse peut être le signe d’un dosage insuffisant.

Attention : toutefois la mousse ne constitue pas à elle seule un indicateur absolu du dosage.

Le contrôle doit également prendre en compte la propreté des pièces et des médias, la qualité de finition obtenue, la stabilité du procédé et les paramètres de la machine.

Ajuster progressivement le dosage

Lorsqu’un nouveau procédé est mis en place, il est recommandé de partir du dosage préconisé pour l’additif concerné, puis d’effectuer des ajustements progressifs en fonction des résultats obtenus.

Un excès d’additif n’améliore pas nécessairement le résultat.

Il peut au contraire entraîner une formation excessive de mousse, augmenter la consommation de produit et modifier le comportement de la charge.

À l’inverse, un dosage trop faible peut réduire l’efficacité du nettoyage et dégrader la régularité du traitement.

Quelques exemples de dosage :

Exemple 1 — Dosage adapté

Aspect : présence d’un léger filet de mousse, régulier et stable.
Interprétation : le dosage est généralement adapté aux conditions de traitement.
À contrôler : qualité de finition des pièces et propreté des médias.

Exemple 2 — Excès d’additif

Aspect : formation importante de mousse dans le bol, avec une mousse abondante et persistante.
Interprétation : le dosage peut être trop élevé.
Action : réduire progressivement le dosage et vérifier l’impact sur la qualité du traitement.

Exemple 3 — Dosage insuffisant

Aspect : absence ou très faible présence de mousse, médias et pièces pouvant rester plus chargés en salissures.
Interprétation : le dosage peut être insuffisant.
Action : augmenter progressivement le dosage et contrôler l’évolution du résultat.

Le bon dosage est donc celui qui permet d’obtenir le résultat recherché avec la quantité d’additif nécessaire, dans les conditions spécifiques de votre procédé.

Besoin d’aide pour déterminer le bon dosage ?

Chez ABC SwissTech, le choix et le dosage d’un additif sont étudiés en fonction de l’ensemble des paramètres du procédé : pièces à traiter, matière, médias, équipement, quantité d’eau, objectif de finition et conditions d’utilisation.

 

Nos équipes peuvent vous accompagner pour identifier l’additif adapté et déterminer les paramètres permettant d’optimiser votre procédé de tribofinition.

Quelques exemples de choix d'additifs :

Polissage de pièces en PA12 (polyamide) issues de fabrication additive

Rugosité pièce brute : 4 à 6 microns

Rugosité pièce polie : 0,05 microns

Équipement : CSAT30DF

Étape 1/2 : Lissage 

  • Médias : SCT MGA 6×6
  • Additif : ABC PULIB72
  • Temps de cycle : 1 à 3 h (au lieu de 8 à 35h en vibrateur)

Étape 2/2 : Finition

  • Médias : SCT FP 4×4
  • Poudre de polissage : ABC WA3000
  • Additif : ABC PULIB FHB2
  • Temps de cycle : 4 h
Après - PA12-brut

Polissage de pièces en Titane issues d’impression 3D

Rugosité pièce brute : 16 à 35 microns

Rugosité pièce polie : 0,04 microns

Équipement : CSAT30DF

Étape 1/2 : Lissage

  • Médias : ACTS MGA 6×12
  • Additif : ABC PULIB72
  • Temps de cycle : 1 à 3 h (au lieu de 12 à 50 h en vibrateur)

Étape 2/2 : Finition

  • Médias : ACC FP 4×10
  • Poudre : ABC WA3000
  • Additif : ABC PULIB FHB2
  • Temps de cycle : 4 h
Avant - genoux-Titane Après - genoux-Titane-polie

Polissage de fossiles

Cas 1: Ammonite avec dépôt minéral masquant et particulièrement épais

Équipement : CBARR 8

Étape 1/2 :
  • Médias : ACC TMBD 1,8*4
  • Additif : ABC PULIB 6140
  • Temps de cycle : de 25 min à 2 h (selon la dureté et l’épaisseur du dépôt)
  • Vitesse : 15 rpm

Étape 2/2:

  • Médias : SCC FPR 2*5
  • Temps de cycle :  1h
  • Vitesse : 10 rpm
Avant - fossile brut Après - ammonite polie

 

Cas 2 : Rostre de bélemnite particulièrement mat et chargé de sécrétion minérale

Equipement : VIBC25

Étape 1 :

  • Médias : SCT FP 5*10
  • Additif : ABC PULIB 11
  • Temps de cycle : 1h
  • Vitesse : 10 rpm
Avant - fossile brut Après - ammonite polie

Polissage de pièces de maroquinerie : boucle de sac à main en laiton issue de frappe à chaud 

Équipement : CSAT 60

Étape 1/4 :
  • Médias : ACT MGA 6*10
  • Additif : ABC PULIB72
  • Temps de cycle : de 1h à 4 h 
  • Vitesse : 145 rpm

Équipement : CSAT 60

Étape 2/4:

  • Médias : CONE TKS 12
  • Additif : ABC PULIB72
  • Temps de cycle :  2h
  • Vitesse : 135 rpm

Équipement : VIBCS 150

Étape 3/4:

  • Médias : ACT FP 4*10
  • Additif : ABC PULIB61
  • Temps de cycle :  3h
  • Vitesse : 40 Hz

Équipement : VIBCS 150

Étape 4/4: (optionnel)

  • Médias : WALLNUT
  • Additif : ABC PULIB01 (pâte diamantée) 
  • Temps de cycle :  2h
  • Vitesse : 35 Hz
Avant - boucle vuitton polie Après - boucle-vuitton-brut

Polissage et léger ébavurage d’aligneurs dentaires issus de fabrication additive (en résine SLA / DLP)

Équipement : CSAT30

Étape 1/1 :
  • Médias : ACC FP 4*10
  • Additif : ABC PULIB72
  • Temps de cycle : 10 min
  • Vitesse : 145 rpm
Avant - aligeur-dentaire-polie Après - alineur-dentaire-brut

Polissage de pièces usinées en acier (acier carbone type C45)

Équipement : CSAT 30

Étape 1/2 :
  • Médias : ACC TMBD 2,6*4,7
  • Additif : ABC PULIB11
  • Temps de cycle : de 10 min à 1 h (selon la dureté lié au traitement thermique)
  • Vitesse : 140 rpm

Étape 2/2:

  • Médias : ABC PULIB11
  • Temps de cycle :  1h
  • Vitesse : 120 rpm
Avant - piece-usinage-brut Après - piece-usinage-polie

Formations pour une maitrise optimale des produits de tribofinition 

Nous organisons des formations sur ces produits permettant de comprendre leur mode de fonctionnement et de les sélectionner de manière appropriée en fonction des objectifs à atteindre, des matériaux travaillés, des additifs et des équipements utilisés.

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