RÉSUMÉ
Les additifs de tribofinition jouent un rôle déterminant dans la performance des procédés, bien au-delà du simple dégraissage ou de la protection anticorrosion. Ils assurent la propreté continue des pièces et des médias, influencent l’aspect final (mat, brillant), optimisent l’enlèvement de matière et peuvent accélérer significativement les cycles de traitement ; ils ont également un impact déterminant sur la cinématique de la charge (médias + pièce) dans les cuves de travail.
Sélectionnés selon l’application visée (ébavurage, polissage, brillantage, passivation…), la matière des pièces, l’équipement et les contraintes environnementales, ils constituent un levier majeur d’efficacité industrielle. Certains additifs spécifiques agissent comme de véritables « dopants » de process, particulièrement adaptés aux pièces issues de fabrication additive.
La maîtrise des paramètres opératoires (vitesse, temps de cycle, quantités de médias, d’additif et d’eau) permet d’atteindre des réductions drastiques de rugosité — jusqu’à quelques centièmes de micron — tout en garantissant reproductibilité, qualité de surfaces et optimisation des coûts.
Leur rôle est très souvent sous-estimé.
Leurs fonctions les plus évidentes consistent par exemple à dégraisser les surfaces ou les protéger de la corrosion ; mais les additifs peuvent également rendre les pièces brillantes ou mates.
La fonction la moins visible est de garantir en permanence une surface la plus propre possible, à la fois pour les pièces et les médias.
Ils sont choisis en fonction de :
Liste de quelques additifs les plus fréquents :
Ils se présentent très souvent sous forme liquide, mais également, parfois sous forme de pâtes ou de poudres.
La page liée aux additifs vous guidera dans le choix du bon produit, mais n’hésitez pas à nous solliciter pour vous apporter une aide plus personnalisée ; en effet des paramètres tels que le pH des additifs, la capacité de votre vibrateur ou les vitesses de rotation de votre équipement sont déterminants…
Enfin, certains additifs spéciaux peuvent être considérés comme des dopants des process ; ainsi, ils peuvent accélérer très sensiblement un enlèvement de matière, ce qui peut présenter un intérêt particulier pour des pièces issues d’impression 3D.
Nous disposons de plus d’une centaine d’autres additifs pour des applications plus spécifiques ; nous sommes à votre disposition pour identifier le produit le mieux adapté à vos besoins.
Sur la base de considérations environnementales, nos chimistes pourront vous aider à choisir l’additif le plus « soft », avec les bons dosages et surtout la meilleure solution de traitement et recyclage des eaux.
Le dosage de l’additif est un paramètre essentiel pour garantir l’efficacité et la régularité d’un procédé de tribofinition.
Un dosage adapté permet de maintenir les pièces et les médias propres, de favoriser les échanges entre les surfaces et les médias et d’obtenir la finition recherchée.
Il n’existe cependant pas de dosage unique applicable à tous les procédés.
La quantité d’additif à utiliser dépend notamment :
Dans un procédé en voie humide, l’observation du comportement de la charge constitue un premier indicateur pratique.
La formation d’un léger filet de mousse régulier peut notamment aider à contrôler le bon niveau de dosage.
Une quantité de mousse trop importante peut indiquer un excès d’additif.
À l’inverse, l’absence de filet de mousse peut être le signe d’un dosage insuffisant.
Attention : toutefois la mousse ne constitue pas à elle seule un indicateur absolu du dosage.
Le contrôle doit également prendre en compte la propreté des pièces et des médias, la qualité de finition obtenue, la stabilité du procédé et les paramètres de la machine.
Lorsqu’un nouveau procédé est mis en place, il est recommandé de partir du dosage préconisé pour l’additif concerné, puis d’effectuer des ajustements progressifs en fonction des résultats obtenus.
Un excès d’additif n’améliore pas nécessairement le résultat.
Il peut au contraire entraîner une formation excessive de mousse, augmenter la consommation de produit et modifier le comportement de la charge.
À l’inverse, un dosage trop faible peut réduire l’efficacité du nettoyage et dégrader la régularité du traitement.
Exemple 1 — Dosage adapté
Aspect : présence d’un léger filet de mousse, régulier et stable.
Interprétation : le dosage est généralement adapté aux conditions de traitement.
À contrôler : qualité de finition des pièces et propreté des médias.
Exemple 2 — Excès d’additif
Aspect : formation importante de mousse dans le bol, avec une mousse abondante et persistante.
Interprétation : le dosage peut être trop élevé.
Action : réduire progressivement le dosage et vérifier l’impact sur la qualité du traitement.
Exemple 3 — Dosage insuffisant
Aspect : absence ou très faible présence de mousse, médias et pièces pouvant rester plus chargés en salissures.
Interprétation : le dosage peut être insuffisant.
Action : augmenter progressivement le dosage et contrôler l’évolution du résultat.
Le bon dosage est donc celui qui permet d’obtenir le résultat recherché avec la quantité d’additif nécessaire, dans les conditions spécifiques de votre procédé.
Besoin d’aide pour déterminer le bon dosage ?
Chez ABC SwissTech, le choix et le dosage d’un additif sont étudiés en fonction de l’ensemble des paramètres du procédé : pièces à traiter, matière, médias, équipement, quantité d’eau, objectif de finition et conditions d’utilisation.
Nos équipes peuvent vous accompagner pour identifier l’additif adapté et déterminer les paramètres permettant d’optimiser votre procédé de tribofinition.
Rugosité pièce brute : 4 à 6 microns
Rugosité pièce polie : 0,05 microns
Équipement : CSAT30DF
Étape 1/2 : Lissage
Étape 2/2 : Finition
Rugosité pièce brute : 16 à 35 microns
Rugosité pièce polie : 0,04 microns
Équipement : CSAT30DF
Étape 1/2 : Lissage
Étape 2/2 : Finition
Cas 1: Ammonite avec dépôt minéral masquant et particulièrement épais
Équipement : CBARR 8
Étape 2/2:
Cas 2 : Rostre de bélemnite particulièrement mat et chargé de sécrétion minérale
Equipement : VIBC25
Étape 1 :
Équipement : CSAT 60
Équipement : CSAT 60
Étape 2/4:
Équipement : VIBCS 150
Étape 3/4:
Équipement : VIBCS 150
Étape 4/4: (optionnel)
Équipement : CSAT30
Équipement : CSAT 30
Étape 2/2:
Nous organisons des formations sur ces produits permettant de comprendre leur mode de fonctionnement et de les sélectionner de manière appropriée en fonction des objectifs à atteindre, des matériaux travaillés, des additifs et des équipements utilisés.